L’an dernier, grâce au soutien de dizaines d’associations et organisations et à la mobilisation de nombreux.ses bénévoles, NousToutes a rassemblé près de 60 000 personnes dans toute la France (dont 30 000 à Paris) pour une immense marche contre les violences sexistes et sexuelles. Cette mobilisation a permis que de nombreuses personnes s’engagent dans la lutte contre les violences. L’écart entre l’ampleur mobilisation et la réponse des pouvoirs publics est déconcertante. #NousToutes appelle à marcher à nouveau samedi 23 novembre prochain pour exiger du gouvernement des mesures et des moyens adaptés. Nous exigeons 1 milliard d’euros spécialement dédié à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Pour aller plus loin lire le Décryptage de #NousToutes du budget dédié à l’égalité femmes – hommes Analyse DPT – NousToutes

Une manifestation nationale est organisée le samedi 23 novembre à Paris avec des montées en car, des rassemblements en territoire seront également organisés.

Ci-dessous et en pièce jointe le texte d’appel à la marche.

Samedi 23 novembre, RDV national à Paris pour marcher contre les violences sexistes et sexuelles

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec les violences sexistes et sexuelles et
avec les féminicides à marcher le samedi 23 novembre, à Paris.

Chaque jour, dans notre pays, des femmes sont victimes de violences psychologiques, verbales,
économiques, médicales, physiques ou sexuelles. Une femme meurt tous les 2 jours assassinée par son
compagnon ou son ex-compagnon. Qu’elles aient lieu à la maison, au travail ou dans la rue, les violences
ne sont pas une fatalité. Jamais.

Avec cette marche, nous dirons notre exigence d’un monde dans lequel les violences n’ont pas leur
place. Les femmes et les enfants, aujourd’hui victimes de violences, peuvent être protégé·e·s. Les femmes
et les enfants en danger peuvent être mis·es en sécurité. Les criminels doivent être sanctionnés.

Avec cette marche, nous rappellerons que c’est notre droit fondamental de vivre à l’abri des
violences. Ce droit est chaque jour bafoué dans une indifférence qui nous sidère.

Avec cette marche, nous ferons entendre nos voix dans chaque famille, entreprise, administration,
quartier, école, hôpital et association. Dans tous les espaces de vie, la question des violences doit être
posée. Et traitée.

Avec cette marche, nous porterons la voix de toutes celles qui, parmi nous, cumulent les violences
en raison de leur situation de handicap, de vulnérabilité, de leur âge, de leur origine sociale, de leur statut
de migrantes, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou parce qu’elles sont racisées.

Avec cette marche, nous porterons la voix des milliers d’enfants victimes ou co-victimes de
violences. Nous dénoncerons les décisions de justice qui relaxent des pédocriminels en bafouant les
droits les plus élémentaires des enfants.

Avec cette marche, nous porterons la voix de celles qui ne peuvent plus parler. Celles qui ont été
assassinées parce qu’elles étaient des femmes. Nous n’arrivons plus à compter les cas où les féminicides
auraient pu être évités. Nous proclamerons notre colère de voir que les pouvoirs publics leur ont tourné le
dos, classant leurs plaintes, refusant d’entendre leurs appels à l’aide.

Avec cette marche, nous ferons en sorte que les pouvoirs publics prennent enfin des mesures à la
hauteur. Les demi-solutions ressassées depuis des décennies ne fonctionnent pas. Un Grenelle ne suffira
pas. Le gouvernement doit passer à la vitesse supérieure et débloquer un milliard d’euros pour financer
des politiques publiques qui touchent l’ensemble de la population. La société est prête à se mettre en
mouvement contre les violences. Il manque aujourd’hui la volonté politique et les moyens.

Les solutions pour faire sortir la France des violences existent. Mieux, elles sont connues et
reconnues. Les associations de terrain en parlent. Sans cesse. Parmi elles : formation des
professionnel·le·s à détecter les violences et à réagir de manière efficace, ouverture de places pérennes
d’hébergement dans des lieux dédiés, démultiplication des ordonnances de protection et systématisation
des bracelets électroniques pour les compagnons violents condamnés, campagnes de communication
continues et nationales sur le modèle de celles que l’on a connues pour la sécurité routière, prévention
obligatoire et systématique à l’école, obligation faite aux entreprises de prévenir effectivement les violences
sexistes et sexuelles au travail et de protéger les femmes victimes de violences conjugales.

Le 23 novembre nous marcherons. Nous exprimerons notre force, notre colère et notre
détermination. Nous sommes déjà des milliers. Et nous allons en finir avec les violences sexistes et
sexuelles.

Rejoignez-nous.

Télécharger le texte appel à la marche

Premières organisations à appeler à marcher samedi 23 novembre prochain avec NousToutes contre les violences sexistes et sexuelles

ActionAid Peuples Solidaires
CARE France
CFDT
CGT
Chiennes de garde
Collectif National Droits des Femmes
Collectif « Tou.te.s contre les violences obstétricales et gynécologiques »
EELV
Encore féministes !
En avant toute(s)
Emission Femmes libres sur Radio libertaire
Ensemble
Excision, parlons-en !
FIT Une femme un toit
Fonds pour les femmes en Méditerranée
FSU
Génération.s
HandsAway
La France Insoumise
La Ligue des droits de l’Homme
Le Planning Familial
Les effronté-es
Marche Mondiale des Femmes
NPA
PA.F (Pour une parentalité féministe)
Parents & Féministes
Parti Communiste
Parti Socialiste
sKB
SNES-FSU
Stop Harcèlement De Rue
Touche Pas à mon Intermittent.e
UNEF
Union syndicale Solidaires
ViP, Aide aux victimes de Violences sexuelles commises sur les mineurs ou/et intra-familiales
Zéromacho – des hommes contre la prostitution et pour l’égalité