Face au cynisme du Gouvernement qui continue d’affirmer qu’une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles n’aurait rien changé à la fin tragique de Lyhanna, face au mépris du Président de la République qui estime que nous répondons au drame par des cris, nous rappelons que cette proposition de loi prévoit :
– des mesures contre la pédocriminalité en ligne,
– un socle minimal d’actes d’enquête obligatoires dans un délai limité,
– le renforcement des moyens de détection et des mesures prises en réponse aux signalements,
– le suivi et l’accompagnement des victimes dès le signalement afin qu’elles soient informées et soutenues,
– la création d’une justice spécialisée dotée de moyens, permettant une réelle priorisation des violences sexistes et sexuelles et une réactivité plus forte.
Toutes ces mesures, réellement appliquées auraient permis de créer une société où les enfants ne meurent pas de l’impunité des agresseurs.
L’inscription de la « loi intégrale visant à lutter contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants », maintenant signée par 150 député.es, à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale est un impératif et une exigence !
Le projet de loi de finances examiné à l’automne devra prévoir les 2,6 milliards d’euros nécessaires à l’éradication de toutes les violences faites aux femmes et aux enfants.
Nous denonçons la récupération par l’extrême-droite qui a toujours besoin de boucs émissaires que sont désormais les juges. La justice a besoin de moyens, pas d’être démontée.
Ce lundi 15 juin et tous les lundis, tant qu’une loi-cadre intégrale ne sera pas adoptée, la Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles, appellera à maintenir les rassemblements partout en France.
Appel de la Coalition féministe et enfantiste, 13 juin 2026
